samedi 23 mars 2019

DOCUMENT 3



Document 3 : Les lois économiques



Toute science désire mettre en évidence des lois, c'est à dire des rapports constants de causalité, ou des conditions d'apparition entre deux phénomènes. Les économistes ne font pas exception. Cependant, comme toutes les sciences de l'homme, la nature de ces lois a fait l'objet de grands débats. (…) Les économistes se sont alors orientés vers la distinction entre deux types de lois. D'une part les lois qui dérivent d'un raisonnement abstrait et logique, à partir d'hypothèses (ou postulats). D'autre  part, des lois statistiques, ou encore de tendance, qui permettent de mettre en évidence des effets économiques ou des évolutions ayant tendance à se répéter.

Il est évidemment parfois difficile de distinguer entre ces deux grands types de lois. Il existe, chez les néoclassiques, des enchaînements qui prévoient des tendances à partir de l'application de principes. Toutes les "lois de tendance" ne résultent pas de simples constatations ou des fréquences statistiques. Quoi qu'il en soit, tous les économistes tentent de découvrir des lois, des automatismes, des effets, des phénomènes de régulation. Si une science veut sortir de la simple description et aller vers l'action et la prescription une telle recherche est nécessaire. Savoir la nature de ces lois, leur universalité ou leur relativité historique est un autre problème.

Tous les économistes sont aussi d'accord sur un point : ces lois sont conditionnelles. Les lois logiques dépendent des postulats relatifs de la rationalité. Les automatismes, effets et mécanismes, ne sont vérifiés que si des phénomènes étrangers ne viennent pas perturber leur fonctionnement. Les économistes expriment le caractère conditionnel des lois économiques par la formule : " toutes choses étant égales par ailleurs".

Jean-Marie Albertini et Ahmed Silem, Comprendre les théories économiques.



DOCUMENT 2


Document 2 : L’économie et la notion de rareté





J’appelle richesse sociale l’ensemble des choses matérielles ou immatérielles qui sont rares, c’est-à-dire qui, d’une part, nous sont utiles, et qui, d’autre part, n’existent à notre disposition qu’en quantité limitée. Je dis que les choses sont utiles dès qu’elles peuvent servir à un usage quelconque, dès qu’elles répondent à un besoin quelconque et en permettent la satisfaction. Ainsi, il n’y a pas à s’occuper ici des nuances par lesquelles on classe, dans le langage de la conversation courante, l’utile à côté de l’agréable, entre le nécessaire et le superflu. Nécessaire, utile, agréable et superflu, tout cela, pour nous, est plus ou moins utile. Il n’y a pas davantage à tenir compte ici de la moralité ou de l’immoralité du besoin auquel répond la chose utile et qu’elle permet de satisfaire. […] Je dis que les choses n’existent à notre disposition qu’en quantité limitée du moment qu’elles n’existent pas en quantité telle que chacun de nous en trouve à sa portée à discrétion pour satisfaire entièrement le besoin qu’il en a. […] On voit, d’après cela, quel est ici le sens des mots rares et rareté. C’est un sens scientifique, comme celui des mots vitesse en mécanique et de chaleur en physique.
F. Walras
De la richesse sociale, 1874



DOCUMENT 1


Document 1 : Rationalité et raisonnement

1. Définition
Le terme « Rationalité » vient du mot latin ratio, qui avait le sens de « calcul », mais aussi de « mise en ordre », d’« organisation ». Il existe manifestement un lien très fort entre la rationalité et la logique, puisque la logique est une partie fondamentale des mathématiques. Or, quel est le trait caractéristique de la logique ? C’est le fait que la pensée y obéit à des règles strictes garantissant la validité des conclusions auxquelles elle arrive.

La rationalité est la caractéristique d’une pensée qui enchaîne ses idées d’une manière consciente, ordonnée et contrôlée pour atteindre un but déterminé, en s’appuyant sur de bonnes raisons. Les raisons sont les motifs ou les causes qui permettent d’expliquer ou de justifier une croyance ou une action. C’est en ce sens qu’on emploie les locutions « avoir de bonnes raisons de penser ainsi » ou « avoir de bonnes raisons d’agir ainsi ». Mais il faut noter que « raison » a une autre signification, particulièrement en philosophie. Le mot sert aussi à désigner la faculté ou la capacité qu’a l’esprit de penser d’une manière rationnelle, comme dans l’expression « les pouvoirs de la raison humaine ». Le terme raison a donc deux sens principaux :
1. Motif, cause qui permet d’expliquer ou de justifier une croyance ou une décision.
2. Faculté de penser d’une manière rationnelle.

2. Raisonnement logique
Un raisonnement logique est un raisonnement cohérent, ordonné et rationnel. C’est un procédé de pensée par lequel on conclut de propositions prises pour prémisses, à une proposition qui en résulte, en vertu des règles de la logique.

3. Les fonctions d'un raisonnement
Les fonctions d'un raisonnement peuvent être les suivantes :
- test d'une hypothèse ;
- application de connaissances générales à un cas particulier ;
- contrôle de la cohérence d'une proposition ou d'une thèse avec un ensemble de thèses ;
- argumentation ;
- préparation de l'action par constitution d'un scénario approprié ;
- Le raisonnement, enfin, prend place dans les stratégies de décision.


lundi 21 octobre 2013

AVERTISSEMENT

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